Dans les années 70, la problématique de la violence conjugale est peu reconnue ; en fait, c’est notamment grâce aux groupes de femmes qu’on a pu mieux identifier puis mesurer ce phénomène social. À Sherbrooke, Laurette Giguère de Montigny, fondatrice de l’Association des familles monoparentales de l’Estrie, n’a qu’une réaction face aux femmes violentées : « Il faut faire quelque chose! » S’inspirant de la création d’une première maison d’hébergement à Longueuil, Mme de Montigny et ses collègues se lancent ainsi dans cette belle mais parfois difficile À la recherche des fonds nécessaires, une quête ardue, s’ajoutent en effet certains préjugés : plusieurs lieux pertinents leur sont interdits car on se méfie de ce que le groupe de femmes pourrait faire de ces locaux! Après de nombreuses démarches et grâce au bénévolat de plusieurs femmes, L’Escale voit finalement le jour. Il en a toutefois fallu de la persévérance et des alliés − notamment des hommes! − pour que l’Escale traverse ses première années. Quelques moments importants dans l’histoire de l’Escale...
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